Cécile Vermeil, responsable des RH chez Itecor nous reçoit chez elle

C’est l’été. Nous venons de passer une période très spéciale. Cela semble être une bonne occasion pour prendre un peu de recul et d’analyser la période passée, ses enseignements et l’avenir. Pour ce faire, j’ai le plaisir d’interviewer Cécile Vermeil, Responsable des Ressources Humaines chez Itecor.

 

Bonjour Cécile, merci pour cet accueil. Tout d’abord, comment se passe cet été, conjuguant fin de la première vague de coronavirus et retour à un fonctionnement plus ou moins normal ?

 

Durant la vague de la Covid, nous avons tout d’abord dû faire face à deux défis majeurs.

D’un point de vue professionnel, garder le lien avec nos employés alors qu’ils ne pouvaient plus venir sur leur place de travail par rapport à nos niveaux d’exigences quant à la performance offerte à nos clients, de garder ce niveau de qualité que nous offrons à nos clients. Nous avons mis en place un système rapproché de suivi et de support permanent, notamment par un contact plusieurs fois par semaine entre les équipes.

 

D’une manière plus informelle, nous avons mis en place des apéritifs virtuels ainsi qu’une newsletter hebdomadaire différente avec des trucs et astuces afin de garder le lien et leurs changer les idées. L’élément essentiel étant de garder la connexion avec les employés.

Aujourd’hui, de plus en plus, nos employés réintègrent les bureaux de nos clients avec toutes les précautions qui s’imposent.

 

CEV portraitLe défi actuel est de rétablir le rythme de travail plus habituel. Si la motivation au travail n’a jamais changé, nous devons nous assurer que le rythme de travail se remet en place, tout en restant dans l’incertitude par rapport à un retour potentiel du virus. Il y a donc beaucoup de défis à relever.

 

 

Quels sont les enseignements à tirer dans l’immédiat ?

Le plus grand enseignement a été le télétravail. Cette crise a permis de démontrer que le télétravail peut être une solution qu’il est potentiellement possible d’intégrer à un rythme de travail. A l’inverse, cela doit il ses limites puisqu’il qu’il est indispensable de conserver les bénéfices de l’effet groupe, et être présent régulièrement.

 

L’effet groupe, c’est savoir travailler avec l’autre, écouter et entendre l’autre, respecter l’autre dans sa manière de fonctionner. En télétravail, on fait comme on veut, quand on veut. Ce n’est pas la même chose lorsqu’on travaille physiquement avec quelqu’un.

 

L’enseignement fondamental est que le travail depuis la maison est possible, voire bénéfique mais il est essentiel de garder un certain cadre.

 

Comment avez-vous vécu cette crise de l’intérieur ?

Cette crise s’est déroulée en deux temps. Les premiers moments génèrent surprises, peurs et inconnus. Il faut soutenir un employé et l’aider à gérer ses angoisses. Une fois l’effet de surprise passée, il faut mettre en place une certaine organisation.

 

Le conseil que je peux donner est de garder des habitudes et un rythme. Sans rythme ni habitudes, on a l’impression que l’on ne fait rien. Le rythme, c’est « je me lève à telle heure, je travaille de telle heure à telle heure, … et bien séparer le travail de la vie personnelle afin de garder des périodes distinctes.

 

Un dernier aspect important est de garder le contact avec ses collègues, que ce soit par téléphone, vidéoconférence, emails, peu importe. Il ne faut pas rester seul de son côté.

 

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Itecor a mis une série d’initiatives en place pour répondre à ces besoins. Vont-elles se poursuivre ?

Dans une certaine mesure, tout à fait. Par la suite, ce que nous aimerions réussir à faire, c’est de donner des idées, des pistes à ceux qui sont intéressés. Il y a plusieurs outils à disposition et, en marge de mon rôle de responsable des ressources humaines, j’aimerais officier comme une aide pour ceux qui désirent des pistes de développement personnel qui permettent de mieux se connaître et ainsi de mieux vivre avec l’autre.

 

Vous voyez cela comme une plus-value pour Itecor même si cela n’influence pas directement la productivité de chaque employé, n’est-ce pas ?

Oui, tout à fait. Nous travaillons AVEC nos employés. Le métier de consultant consiste à travailler avec son client et de comprendre son vis-à-vis pour mieux répondre à ses besoins. En nous connaissant mieux, nous comprenons les schémas dans lesquels nous nous mettons par rapport à des sujets donnés et l’écoute ne sera pas optimale. Cela ne profite ni au client, ni au consultant.

 

L’écoute de l’autre semble être au centre de vos préoccupations ?

Nous sommes dans un métier où l’écoute, l’échange et les remises en question sont primordiales.

Qui dit relationnel, dit complexité et importance de la communication. Un consultant vient avec son savoir mais il doit avoir la capacité de se remettre en question, d’imaginer le point de vue de son interlocuteur.

Le consultant travaille sur des projets qui implique de travailler avec l’autre, comprendre comment l’autre fonctionne. Il est central dans une gestion de projet de ne pas se concentrer uniquement sur les livrables aux clients mais sur le potentiel de création qui émane du groupe. A mes yeux, si un employé de se connaît mieux, cela lui permettra de mieux connaître l’autre et donc, d’avoir une plus grande facilité d’interaction.

 

Vous voyez une réelle plus-value pour le client d’avoir un consultant qui ne vient pas simplement avec toutes les réponses ?

Il y a deux approches. La première est de dire « moi je sais, j’ai la connaissance, je sais comment faire, point ». La deuxième approche part du principe que je sais mais qu’en écoutant les autres, en questionnant, je vais apprendre autre chose et c’est la synergie de ces deux éléments qui rend le consultant vraiment performant. Je privilégie bien évidemment la deuxième approche.

Le consultant doit avoir une ouverture d’esprit suffisante pour questionner ce qu’il sait. Cela devient une richesse pour le client et pour le consultant.

 

Quel est le retour des clients par rapport à cette approche ?

Nous avons remarqué que le client est réceptif quand le consultant fait preuve d’ouverture d’esprit. Il a plus de plaisir à collaborer avec le consultant, une confiance plus forte s’installe et un échange plus profitable se met en place.

Les consultants qui se questionnent, qui sont capables de se remettre en question sont extrêmement appréciés par nos clients.

 

Ce sont des valeurs chères à Itecor ?

C’est une évidence de dire qu’Itecor attache une grande importance au professionnalisme de ses employés. Pour moi, cela tient en grande partie aux compétences métier de ses consultants et mais également de « qui je suis » en tant qu’individu. Pour illustrer mon propos, je parle souvent du savoir-faire et du savoir-être.

 

L’automne frappe à notre porte, comment voyez-vous la suite ?

Nous sommes actuellement encore liés aux contraintes des derniers événements. Au niveau des ressources humaines, c’est un vrai défi que de garder le lien avec les employés, qu’ils se sentent appartenir à l’entreprise. Mon rôle au sein des ressources humaines est plus délicat, le but étant de continuer à les soutenir afin de consolider ce lien réciproque.

 

Le but est de maintenir ce difficile équilibre entre « je fais attention à l’autre, je sais qu’il passe par une période difficile » pour qu’il se sente en sécurité, ce qui va l’aider à passer ce cap et renforcera son sentiment d’appartenance à Itecor.

 

Nous tenons à notre approche humaniste. L’être humain est l’élément central. Bien sûr, nous recherchons la performance, bien sûr, nous attendons du professionnalisme, une qualité de travail irréprochable. Malgré cela, nous pensons que c’est la conjugaison de la performance et de l’approche humaine qui permet de fournir les meilleures prestations pour nos clients.

 

Itecor se veut être un acteur différent et qui mise sur des relations à long terme en étant proche de ses clients et de ses employés.

 

Et vous, comment avez-vous vécu cette période? Partagez vos expériences en laissant un commentaire, merci.

 

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